Suites, 2003

J'utilisais souvent un déclencheur souple lorsque je réalisais des autoportraits, dans les précédents celui-ci apparaissait parfois de manière discrète. Sa présence donnait à voir la mise en scène dans l'image.

 

Dans ce travail-ci, j'utilise le déclencheur de manière ostentatoire, il devient un cordon, une arme.
J'ai choisi une usine abandonnée comme lieu de prise de vues, un espace accidenté, qui comporte toutes les marques de son habitation passée et de sa destruction progressive.

 

Les lieux abandonnés sont des territoires que l'on s'approprie facilement, ils ne sont plus habités mais restent néanmoins chargés de la vie qui a pu les animer un jour.