L’horizon est immense - 2016

« Regarde autour de toi, et dis-moi, Hayet, que vois-tu ? Les gens aiment venir se promener ici parce que l’horizon y est immense. Mais que vois-tu, en réalité ? L’océan est un mur, nous sommes entourés de murs. Il y a des murs liquides, des murs de sable. Nous sommes toujours du mauvais côté. Mais il est écrit nulle part que nous devons y rester pour toujours. »
Jérôme Ferrari – Balco Atlantico

J’ai choisi de mettre en scène des groupes de personnes dans des paysages du littoral méditerranéen.
Ce sont des images d’attente.

Chaque photographie est présentée selon deux ou trois traitements différents. Comme si elle pouvait passer d’un état à un autre. Du négatif au positif, de la couleur au noir et blanc. L’une pouvant être le reflet de l’autre, le double inversé, parfois à la limite du visible.

La photographie argentique par nature est double, elle provient d’un négatif et contrairement à la peinture elle est reproductible, ce qui, dans cette série, a été un enjeu formel.

Les cadrages sont pensés de manière à ce qu’il n’y ait pas de ciel, il n’y a aucun horizon mais la mer est toujours présente.