La boue (extrait), 2003
Vidéo PAL, 17'

La boue, 2003

À partir de la vidéo "Jeunes filles dans l'eau", j'ai beaucoup travaillé en plan fixe et la plupart du temps avec une absence de son, rendant ainsi les images quasi-photographiques.
Dans "La boue", tout comme dans "Jeunes filles dans l'eau", il s'agit d'effacer tout élément superflu pour que seul le mouvement de l'eau implique la notion de durée puisqu'il en est l'unique manifestation tangible, sans laquelle on ne saurait distinguer cette vidéo d'une photographie.

Le visage devient tout à
tour masque, spectre, paysage; l'eau redessine les contours, révèle une courbe, recouvre un creux.
 

"L'image, mieux que tout autre chose, probablement, manifeste cet état de survivance qui n'appartient ni àla vie tout à fait, ni àla mort tout àfait, mais àun genre d'état aussi paradoxal que celui des spectres qui sans relâche, mettent au dedans notre mémoire en mouvement."

Georges Didi-Huberman "Génie du non-lieu". Editions de Minuit.